CAPA à l’accès au corps des agrégés du 27/03/2012

dimanche 1er avril 2012
par  Michel ZERWETZ
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Santiago ALONSO (SNES-FSU) revient sur les conditions contestables dans lesquelles se sont déroulées les élections professionnelles qui ont permis de désigner les représentants des personnels aux différentes CAP. Il déplore la précipitation dans la mise en place des modalités du vote, la mauvaise organisation, le manque de moyens et de coordination qui se sont soldés par une série de dysfonctionnements de nature à entraver l’expression du suffrage de nombreux collègues et qui expliquent en partie le taux de participation en nette baisse. Il rappelle néanmoins que la légitimité des élus ne saurait être remise en question.

Dans une période où les règles du paritarisme sont malmenées, il formule donc le souhait que le rôle des représentants des personnels dans cette CAPA ne se réduise pas à celui de simples membres d’une chambre d’enregistrement et de retransmission des diktats de l’administration. Il souhaite au contraire que l’on tienne compte des remarques et des avis des commissaires et qu’on les considère comme l’émanation de l’opinion et l’expression des vœux des enseignants qui les ont élus.

Il souligne que cette première réunion se tient dans un contexte de démantèlement sans précédent du Service Public et des services d’éducation. Il évoque les suppressions massives de postes, les attaques incessantes contre les statuts, la modification des règles de notation, d’évaluation, la remise en cause des services et des disciplines, la négation des droits à la formation initiale et continue qui expliquent la colère grandissante des personnels de l’Éducation nationale. Les récents mouvements de grève, le nombre des signataires des différentes pétitions et les contestations par voie juridique qui ont à plusieurs reprises épinglé le ministre pour abus de pouvoir ou incompétence permettent d’en mesurer l’ampleur. Il dénonce aussi la négation des droits à mutation qui se profile, avec dans certaines matières la confiscation pure et simple des postes chaire par la multiplication abusive de postes spécifiques académiques qui laissent craindre des difficultés à boucler un mouvement qui semble déjà bien verrouillé, sans doute pour forcer la mise en place d’une réforme bancale, par ailleurs très décriée.

Dans ce contexte de baisse des effectifs et du recrutement par concours il constate d’année en année la diminution des possibilités d’admission dans le corps des agrégés par liste d’aptitude et rappelle à ce sujet la position des représentants des syndicats de la FSU : Le SNES, le SNEP et le SNESup exigent une augmentation des postes mis au concours des agrégations externes et internes.

Ils demandent la création d’une agrégation dans toutes les disciplines et un « recalibrage » des pourcentages d’admis sur liste d’aptitude en passant de 1/7 à 1/5 des stagiaires titularisés pour augmenter les offres de promotion aux collègues.

Il rappelle que sa fédération considère l’admission dans le corps des agrégés comme un débouché de carrière pour des professions qui ne connaissent aucune revalorisation salariale substantielle depuis de nombreuses années.

L’agrégation reste d’ailleurs la référence pour l’alignement des échelles indiciaires de tous sur celle du corps des agrégés. Il renouvelle la demande de mise au point d’un barème qui permettrait d’évaluer les candidatures sur la foi de critères précis permettant, dans la transparence, d’établir une liste d’aptitude sans équivoque.

Enfin, il invite les membres de l’inspection et certains chefs d’établissement à plus de rigueur dans l’examen des dossiers de candidature et les exhorte à avoir la « décence » de considérer le cas de tous les postulants en motivant sérieusement leur avis et en l’étayant avec des appréciations en rapport avec le contenu du dossier examiné.