message du Snes national

Enseigner : un métier qui s’apprend ? Oui ! Mais comment ?
mardi 31 mars 2015
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Suite à l’annonce faite à l’AEF (dépêche du 18 mars) par le ministère et aux échanges lors de l’audience de la FSU avec B. Lejeune (19 mars), nous avons alerté sur le fait que des étudiants de master 1 allaient se retrouver en responsabilité devant des élèves pour au moins un « tiers-temps » dans cinq académies : Créteil (annoncé en décembre, nous l’avons condamné) et maintenant quatre autres académies dites « expérimentales » (Versailles, Orléans-Tours, Guyane et Amiens). Suite à notre communiqué du 23 mars, le ministère semble réfuter notre analyse (AEF du 24 mars), alors que plusieurs ÉSPÉ ont d’ores et déjà été sollicitées par ce dernier pour mettre en place, comme à l’accoutumée dans l’urgence, des masters MEEF avec alternance dès le M1. Les informations dont nous disposons par ailleurs ne permettent pas de croire le ministère sur parole quand il affirme (selon AEF) « qu’il ne s’agit pas de les mettre en stage en responsabilité mais en stage d’observation ou de pratique accompagnée comme les M1 MEEF actuels, hors alternance. Le volume de stage ne devrait pas excéder le tiers-temps de service. » S’ils sont en pratique accompagnée, pourquoi donc parler de « temps de service » ? Et aussi pourquoi créer de nouvelles maquettes ? Le ministère joue sur les mots. Nous demandons donc des éclaircissements et la certitude que les M1 seront bien en pratique accompagnée dans ces académies – ce qui suppose un accueil et un encadrement pour des temps d’observation et de prise en main de la classe toujours en présence du titulaire et pour des activités préparées avec son aide. Soyons précis : en aucun cas le dispositif de pratique accompagnée ne permet que le stagiaire prenne la classe seul, hors la présence du professeur titulaire. Le ministère a par ailleurs annoncé que les postes seraient « hors-plafond d’emplois ». Cela ne garantit aucunement que les étudiants ne seront pas amenés à effectuer des remplacements «  sauvages » dans l’établissement où ils seront affectés (collègues absents par exemple, « amicales » pressions du terrain en fonction des conjonctures). Pourquoi, dans ce cas, ne pas proposer des vrais pré-recrutements, avec des stages en pratique accompagnée, permettant un réel travail préparatoire, réflexif et en lien avec le concours de recrutement, plutôt que mettre les M1 en difficulté pour réussir le concours. Le ministère se trouve ainsi contraint d’ouvrir un nouveau concours réservé, aux exigences imprécises, repoussant la précarité jusqu’au M2, comme cela est prévu à Créteil. Il a également été déclaré que ces mesures s’inscrivaient dans le cadre du développement de l’apprentissage dans la Fonction publique évoqué par le Premier ministre M. Valls en février dernier. Nous demandons des éclaircissements rapides et précis sur l’ensemble de ces questions et sur le rapport entre les mesures annoncées par M. Valls et la création de masters en alternance dès le M1. Sur la question des pré-recrutements. Pendant plusieurs années, la FSU a été la seule à revendiquer des pré-recrutements dès la Licence. Or, face à la crise du recrutement qui devient patente, le ministère est bien obligé, aujourd’hui, de reconnaître le bien-fondé de cette revendication. Mais son refus de financer sérieusement les étudiants, en invoquant l’austérité budgétaire, le conduit à faire des propositions qui, chaque fois, exigent de l’étudiant un travail salarié d’exercice en responsabilité comme moyen de financer ses études. Il détourne ainsi l’idée première d’un pré- recrutement qui donne priorité aux études universitaires et à une préprofessionnalisation digne de ce nom. Cela a été le cas avec le dispositif « Emploi d’avenir professeur » (EAP) de V. Peillon qui se révèle être un échec, c’est maintenant la création de master en alternance, avec un temps de service devant élèves (mi-temps ou tiers-temps), dès la première année de master ! Nous rappelons que nous revendiquons avec la FSU de « véritables » pré-recrutements (sous statut d’élève-professeur) qui à la fois aident les étudiants financièrement, sécurisent leur parcours, leur permettent de poursuivre des études de qualité et enfin de réussir le concours, qui doit rester exigeant, quel que soit le parcours des candidats. Face aux difficultés de mise en place qu’il a lui même créées et qui suscitent des mécontentements tant chez les formateurs que chez les étudiants, le ministère cherche à diminuer le temps de formation au lieu de réaménager le temps de stage durant le master (une journée ou deux demi-journées en établissement selon le degré) et de construire une véritable entrée progressive dans le métier. Plutôt que défendre la nécessité d’une réelle formation qui articule terrain et réflexion, le MENESR joue la carte du “tout terrain”. Il récuse ainsi l’expertise des professionnels qu’il ne cesse pourtant de convoquer par ailleurs, quand cela peut lui servir, à l’appui de ces décisions ! Cette attitude, de communiquer ses décisions institutionnelles, via la presse spécialisée, en se gardant ainsi de prévenir d’abord les équipes des ÉSPÉ concernées et les organisations syndicales, témoigne d’un mépris persistant à l’égard des personnels. Un mépris également au sens d’une disposition immédiate et sans réserve des collègues, corvéables à merci, toujours au nom de l’urgence nécessaire. Cette maltraitance institutionnelle érigée en principe est une négation pratique du respect et du « vivre ensemble » dont on ne cesse de demander à l’école de contribuer. Le Snesup et le Snep (FSU) réitèrent leurs demandes d’éclaircissements sur ces stages. Le ministère doit apporter aux ÉSPÉ la garantie que les étudiants M1, qui sont en train de préparer leur concours et n’ont pas encore bénéficié d’une formation professionnelle, ne seront en aucun cas placés en responsabilité de classe pendant leur année de M1 et qu’ils seront réellement accompagnés. Nous souhaitons que soit clairement précisé qu’un étudiant – apprenti stagiaire ne peut jamais voir sa responsabilité mise en cause pour défaut de surveillance ou d’encadrement ou geste professionnel inapproprié car il est en permanence sous la responsabilité d’un autre professionnel expérimenté.


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